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La Collégiale

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Pour le cinacien, la Collégiale est l’emblème même de la ville

C’est là que tout a commencé, que l’histoire de Ciney s’est écrite. Pour certains, elle est plus qu’un repère, elle est cette ombre majestueuse et rassurante qui semble veiller sur les habitants depuis des siècles.

Son histoire

Si la Collégiale est dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, la paroisse a pour patron Saint-Nicolas, d'où parfois son appellation d'église Saint-Nicolas.

L'édifice autel a été construit sur le site de divers sanctuaires qui ont été ravagés à de multiples reprises à partir du 12e siècle et chaque fois reconstruits. La crypte et la tour sont du 11e siècle mais le site semble avoir été occupé beaucoup plus tôt au vu de vestiges gallo-romains et mérovingiens trouvés lors de fouilles menées durant l'exhumation de la crypte en 1928, et durant la restauration de l'église en 1975.

La disposition actuelle de l'église date de sa reconstruction en 1618 après une destruction complète en 1613 à la suite d'un ouragan.

Le plan général est celui de l'église de style roman qui l'a précédé : une nef centrale partant de la tour et flanquée de deux nefs latérales ou bas côtés. La nef centrale est coupée par un transept non débordant qui limite les nefs latérales. Au-delà du transept, une abside en demi-cercle contient le chœur. Celui-ci a été allongé de 6 mètres en 1843. La tour, la croisée, le chœur et diverses annexes sont en pierre calcaire.

La nef centrale, haute, est en brique, la brique étant employée à d'autres endroits lors de la restauration.
En 1791, on assiste à un plâtrage général des piliers et des arcades pour tenter d'unifier les différences de style apparues lors de restaurations successives.
Des 7 chapelles latérales qui ceinturaient l'église jusqu'en 1833, il ne subsiste que celle du Rosaire. Une chapelle de semaine a été aménagée en 1976 à l'emplacement de deux anciennes chapelles qui avaient servi de remise après leur désaffectation. La sacristie actuelle était antérieurement la salle du chapitre où se réunissaient les chanoines durant l'Ancien Régime.

La dernière restauration en 1976 a vu la modification de l'accès de la crypte, l'installation d'un nouveau chauffage et le renouvellement de l'ensemble du pavement.

Le 14 juillet 2010, une tempête s'abattait sur Ciney et faisait tomber le clocher à l'intérieur de la nef. Le 16 mai 2017, le nouveau clocher est posé devant une foule immense. Le 9 septembre 2018, l'église réouvre enfin ses portes aux fidèles.

Les travaux de restauration et de réparation ont été réalisés par 4 entreprises Wallonnes :  Ronveaux, Thiran, Bajart et Golinvaux.

  • Le Choeur

Au centre de la Collégiale, la grande Croix des Missions. Récupérée de l'église des Frères Récollets avant sa destruction par les révolutionnaires français, elle était portée en procession dans la ville et les dates des « missions » étaient inscrites sur le fût.

De chaque côté de la Croix, les statues de la Vierge à l'Enfant et de Joseph à l'Enfant. Ces deux sculptures en bois sont équilibrées, une jambe porte, l'autre est libre. Les draperies sont abondantes, animées, caractéristiques de l'école du sculpteur liégeois Jean Del Cour (1627-1707). Une expertise récente les attribue plutôt à Arnold Hontoire (1650-1709).
On peut apercevoir aussi dans le chœur, deux ensembles de 3 stalles du 17e siècle qui étaient utilisées par les chanoines en leur temps. Les sièges sont relevables et munis d'une « miséricorde ».

  • Les Fonts Baptismaux

C'est une belle œuvre d'art de la région Mosane, ces fonts baptismaux en forme de cuve carrée sur 5 pieds datent du 12e siècle. Les moulures toriques dessinent un cercle flanqué de 4 demi-cercles servant de base à des colonnettes accompagnant un fût cylindrique. La cuve est ornée sur les 4 côtés de 4 arcatures par face reposant aux angles sur des têtes (figures de félins avec mâchoire inférieure sous forme de feuillage tournant) et sur le pourtour, sur des culots en forme de chapiteaux. Entre les 4 arcatures lisses, une palmette à 4 arêtes. Les têtes avec mâchoire inférieure végétale sont un motif d'origine orientale.

Les autels des nefs latérales datent du 19e siècle. Celui de gauche est dédié à Notre-Dame de l'Immaculée Conception depuis 1842 mais était auparavant celui de Saint-Jacques. L'autel de droite est celui dédié à Saint-Nicolas, patron de la paroisse. 

  • Retable Saint-Eloi

Saint-Eloi est fêté le 1er décembre. C'est le patron des orfèvres, métallurgistes, maréchaux férrants et fermiers. A Ciney, la foire Saint-Eloi était l'une des plus importantes de l'année. Ce retable du 16e siècle se trouvait en fait dans la chapelle Saint-Hubert jusqu'en 1970, date de son déplacement pour raison urbanistique.
Trois petits panneaux sculptés retracent « le miracle de la forge », « le sacre », et « les funérailles » du saint. Les deux grands panneaux représentent le « portement de croix » et la « déposition de croix ». Le panneau central a disparu et devait représenter un Golgotha.

  • Le Tableau de l'Assomption

Ce somptueux tableau est attribué au maître liégeois Bertholet de Flémalle (1614-1675).

  • Chapelle du Rosaire

On a conservé de belles boiseries : l'autel, le retable, dons de Mademoiselle Isabelle Dernelle (17e siècle) qui proviennent de l'ancienne église des Récollets.

Le confessionnal date de 1665. Le tableau au-dessus de l'autel représente la Vierge remettant le Rosaire à Saint-Dominique.
On y trouve aussi une statue en bois représentant Saint-Roch qui est invoqué pour la guérison des maladies contagieuses.

Outre sa fonction de chapelle du Saint-Sacrement, ce local est réservé aux confesseurs qui se relayent tous les jours. D'où son nouveau nom : chapelle de la Réconciliation.

  • Chapelle Bethléem

La chapelle de semaine, aménagée en 1976 dans la foulée de la restauration de la Collégiale, est à présent le siège d'une adoration perpétuelle, ouverte jour et nuit, avec une présence constante de fidèles qui s'inscrivent à tour de rôle.

  • Tableau Saint-Luc (19ème siècle)

C'est le dernier tableau conservé après la restauration de la Collégiale en 1976 qui a privilégié la simplicité et le dépouillement.

  • Statue de Saint-Materne

Elle surmonte, sous le jubé, le tombeau de son donateur, le chanoine Fontaine de Morimont, mort en 1634. Saint-Materne fut évêque de Tongres et de Cologne au 4e siècle, et selon la tradition, il aurait été le premier apôtre dans la région. Il est associé à la légende de « cinq nés » ou « cinq noyés », enfants du Prince Clément d'une même portée, ressuscités par Saint-Materne. Cette légende nous est contée par le chroniqueur liégeois Jean d'Outremont.

  • Grandes Orgues

La construction originale date de 1872 et est de facture P. Schijven. La console comporte trois claviers et un pédalier. L'instrument a été rénové en 1950 par la firme Dresse de Namur qui l'a doté d'une traction électrique tout en conservant la majorité des tuyaux originaux de l'orgue Schijven (plus de 1500) et son caractère romantique. Une révision importante a été effectuée en 1976 par le même facteur.

  • La Crypte (11ème siècle)

Située en partie sous la croisée du transept et du chœur actuel, elle présente des caractéristiques exceptionnelles : elle a été remaniée au 12e siècle, comptait 4 issues et était le départ de 6 souterrains.

Elle est composée de 3 nefs et 3 travées avec une abside semi-circulaire. La troisième travée doit avoir été ajoutée au 12e siècle. L'autel est dédié à Saint-Remy. Elle fut probablement comblée lors de l'effondrement de l'église en 1613. Les travaux d'allongement du chœur en 1842, qui avaient mis à jour une partie de la crypte, ont éveillé la curiosité de l'archéologue local Monsieur Dinon mais ce ne fut qu'en 1928, sous l'impulsion de l'historien local Léon Simon, que la crypte fut déblayée et restaurée.
On peut y voir un sarcophage mérovingien exhumé en 1975, la crypte présente une forme semi-circulaire avec un escalier tournant permettant la montée à un niveau supérieur, probablement vers la tribune. L'ouverture du bas de la tourelle est à présent protégée par une porte grillagée.

  • La Tour

C'est la partie la plus ancienne de la Collégiale.
Elle date du 11e siècle et est massive et imposante. Le mur côté ouest (place Monseu) fait 2,70 mètres d'épaisseur et lors des fouilles de 1975, on a creusé une tranchée de 2 mètres de profondeur pour retrouver la base des fondations de cette tour. Le mur y est épais de 3,60 mètres et on y a retrouvé deux boulets, ce qui fait penser, pour certains historiens, que cette tour était à l'origine un ouvrage de défense.

Cette tour fut réparée en 1819 et haussée d'un étage en 1824. La tour a été restaurée en 1908 avec un nouveau revêtement de sa face ouest en moellons équarris. La tour présente à la base une vaste salle avec voûte d'arêtes. Le clocher compte trois cloches respectivement : « Sauveur », « Materne » et « Marie ».

  • Pierres Tombales

Une partie des pierres tombales situées dans l'église et dans le cimetière l'entourant ont pu être sauvées d'une destruction certaine lorsque les lois ont interdit l'inhumation à l'intérieur des églises et le déplacement obligatoire des cimetières vers la périphérie des cités.
Elles furent incorporées, notamment dans les murs intérieurs des deux porches, ainsi qu'à l'extérieur, près de la sacristie et dans le mur du clocher.

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