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Petit Patrimoine, Folklore et Religion

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Le petit patrimoine sacré est très présent dans l’entité : nombreux sont les exemples de croix, niches, bornes-potales, chapelles, … à Ciney, dans les villages et leurs hameaux !

Tous ces éléments étaient profondément liés à la vie quotidienne des gens, où la tradition religieuse était fort présente. Parfois érigés en remerciement pour un événement précis, c’est devant ces petits monuments qu’on venait prier ou invoquer un saint particulier à qui demander une faveur.

Beaucoup servaient de points de halte où prier lors des processions et des rogations qui étaient ces processions dans nos campagnes pour protéger les récoltes des fermiers.

1. Les Croix

On en voit souvent à des endroits de carrefour, au bord d’une route, parfois en plein milieu de nos campagnes.

Certaines d’entre elles sont d’abord les témoins des coutumes du passé : s’assurer la protection d’un saint. Par exemple, plusieurs croix sur les hauteurs de nos villages sont dédiées à Saint Donat, que l'on priait pour éloigner la foudre.

Anciennes ou plus récentes, en bois ou en béton, elles sont entretenues ou remplacées au fil du temps, tandis que d’autres disparaissent du paysage.

Derrière chacune de ces croix se cache une histoire. Grâce aux écrits de l’abbé Chalon (1982), on en connaît le récit et leur nom parfois particulier.

    

Des noms de croix... même en wallon !

La croix d’mon Erauck fait référence au sobriquet d une famille de Ronvaux ; la croix dol’ Cînse, apposée sur un mur de la ferme du même nom, servait à bénir les récoltes ; la Croix de Namorimont signifie « la colline des morts » ; la Croix des Noïes était sans doute entourée de noyers à l’époque.

  

Une croix de justice : La Croix Lambeau, à Reux

La tradition orale assure que ce lieu était avant 1800, un lieu de justice (d’exécutions) pour la Haute-Cour locale, et que c’est là qu’a eu lieu la dernière exécution capitale de l'Ancien Régime : un valet de la ferme de Wève (Conjoux), nommé Lambeau, y fut pendu. Il avait assassiné une jeune fille de Custinne qui lui résistait.

Autres croix, autres rôles !

Les croix ne sont pas toutes liées seulement aux processions. Il y a bien sûr, dans nos cimetières, les croix funéraires indiquant le lieu où repose un défunt. Il y a aussi des croix érigées en mémoire d’une personne à un endroit précis sans que ce ne soit son tombeau. D’autres croix sont là pour rappeler des évènements qui s’y sont passés.

Croix et légendes

Il y a aussi des croix auxquelles sont associées des légendes,… comme celle des Basses, dit-on, plantée dans un champ pour aider un fermier à faire passer ses vaches qui faisaient demi-tour à cet endroit !

Les Croix d’occis

"Occis" vient du verbe occire, c'est-à-dire tuer. Une croix d'occis est donc un petit monument, généralement en forme de croix, à l’endroit exact où une personne a trouvé la mort, généralement de manière violente (criminelle ou accidentelle, comme des accidents de la route).

Très souvent, une épigraphe gravée dans la pierre rappelle le souvenir de la personne disparue et parfois les circonstances de sa mort.

En mémoire de jeunes filles assassinées...

Le long de la route menant à Leignon, on peut encore lire sur la pierre : "A la mémoire de Marie Renard, congréganiste de Leignon, étranglée dans ce bois le 15 juin 1851 à l'âge de 19 ans. Elle aima mieux mourir que de perdre sa chasteté. RIP ". Catherine Fabry, quant à elle, est morte dans un bois entre Pessoux et Jannée, où l'on trouve aussi une stèle en sa mémoire.

  

Une signalétique : 23 panneaux didactiques

Une signalétique a été apposée à proximité des nombreuses croix que l'on retrouve sur le territoire de la commune. Elle vous racontera leur histoire.

Des panneaux didactiques ont été placés à côté des croix, des bornes-potales et des calvaires situés sur les anciennes communes de Chevetogne (incluant Ronvaux et Enhet) et de Conneux (incluant Conjoux et Reux). Ces panneaux racontent l'histoire de nos campagnes, de nos villages ou de nos quartiers.

Un travail que l'on doit au Royal Cercle Historique qui a effectué un travail de recherche et rédigé les textes de ces panneaux. Leur installation a été financée par la Ville de Ciney.

2. Les Potales

Un peu partout à Ciney et dans les villages, on trouve des potales. Ce terme désigne des petites niches contenant une statue de saint, qui viennent s’accrocher à un mur ou un arbre, mais aussi des petites alcôves créées dans le mur lui-même. Plusieurs sont vides actuellement, mais on en voit toujours la trace dans l’architecture du bâtiment.

La potale de la tour de la Collégiale de Ciney

La Collégiale de Ciney étant dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, elle abrite une petite statue de la Vierge dans la façade de sa tour.

Les potales sur arbres

Arbres et religion sont souvent associés. Là où il y a une croix à un carrefour, il y a souvent un arbre. Une autre coutume a été d’attacher directement à l’arbre une potale, comme ici à Sovet.

On trouve des potales dans des endroits publics…

La potale Saint-Antoine à Braibant, une potale dédiée à la Vierge, à Ychippe par exemple.

Mais surtout sur les façades de maisons :

Placées au-dessus de la porte d’entrée, ces petites niches en alcôve apportent leur protection aux habitants.

On en trouve à Conneux, Les Basses, Pessoux, Chevetogne, Barcenal, Haversin, Achêne, Vincon.

3. Les bornes-potales

Parfois nommées « potales » par la tradition populaire, ce sont en réalité des bornes-potales car à la différence des précédentes, elles sont autoportantes et non accrochées ou intégrées à un mur.

Elles sont nombreuses dans notre entité, malgré leur apparente résistance, elles ne sont pas immortelles et sont aussi menacées de disparition.

En pierre bleue, parfois en bois ou en béton, ces bornes sont souvent constituées d’une niche à statue reposant sur un pied, refermée par un joli grillage. On peut lire sur certaines le nom du saint ou la date du monument.

  

A la mémoire de...

Parfois, une borne-potale a été commandée par une personne privée, dont le nom est gravé dans la pierre, pour une raison personnelle ou pour commémorer un événement particulier.

Notamment, après la Guerre 14-18, certains parmi la population de l’entité de Ciney font ériger des bornes-potales dédiées à un ou plusieurs saints, en reconnaissance.

4. Les petites chapelles et grottes

Souvenirs de la piété d’antan, ce sont les témoins de processions où elles servaient de haltes-reposoirs.

Les petites chapelles de l’entité de Ciney ont toutes leur propre histoire : l’une a été installée hors remparts pour les malades, l’autre déplacée ou encore construite suite à une guérison...

Du Petit Patrimoine sur du Petit Patrimoine !

Ces édifices ont généralement été décorés avec soin. Ainsi, très souvent, ils présentent des éléments de Petit Patrimoine sur leurs façades : grillages, ancres, niches-potales, belles portes,...

  

A côté des chapelles, il existe aussi d’autres formes de reposoirs dans nos villages : des grottes artificielles, petites constructions très à la mode au siècle passé. Les plus remarquables et imposantes sont les Grottes de Conjoux, construites par le curé Elisée Laloux, qui voulait en faire un lieu de pèlerinage pour les personnes qui n’avaient pas la possibilité ou les moyens de se rendre à Lourdes.

Le saviez-vous?

Les grottes de Conjoux étaient un haut lieu de pèlerinage jusque dans les années 1930. A l’époque, plus de 30.000 pèlerins par an venaient se recueillir dans ce sanctuaire! Derrière la grotte principale, un chemin mène à d’autres stations, quinze petites grottes illustrant chacune une étape de la vie du Christ.

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